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Faire revivre Brant, Mike Brant, le distingué à la voix de velours. Le ‘British Summer Festival’ est devenu une tradition au Royaume-Uni. Si l’on remontait le temps, la pop star des années 70 serait l’un des musiciens de marque invités à se produire en spectacle cet été.

28 August 2015 4,069 views No Comment
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Le ‘British Summer Festival’ est devenu une tradition au Royaume-Uni. The Bridge MAG. Image


Le ‘British Summer Festival’ est devenu une tradition au Royaume-Uni.
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Lorsqu’un jeune acteur israélien décroche  le rôle principal  du  film intitulé Mike, cela fait revivre les souvenirs de  l’éponyme Brand.

M.Eytan Fox, l’un des grands noms du cinéma israélien, réalise un biopic sur la vie tumultueuse de Mike Brant (1947- 1975), le  chanteur français d’origine israélienne qui se suicida à 28 ans à  Paris au faîte  de sa  gloire.

De Brant, Eytan Fox a une fois dit: “Mike Brant était complexe, incroyablement  charmant et charismatique. Il avait cette qualité rare chez les stars : il était modeste et vrai. ”

Comme son nom d’origine le présageait déjà, Brand était devenu un brand.  Il était  désormais  les  Beatles à  lui tout seul. En  tout juste cinq ans de carrière,  il avait réussi à écouler 30 millions de disques, à donner plus de 255 concerts  par an pendant deux années consécutives sans trêve avec une audience qui variait entre 60 000 à 10 000 personnes.

Le  mythe  Brant revient à juste titre : l’idole des années 70 qui,  rivalisant avec d’autres grandes voix  de l’époque telles que  Claude François et Johnny Hallyday, avait séduit toutes les générations.

La chanson la plus célèbre de Mike Brant “Laisse-moi t’aimer” vendait   plus de  50000 exemplaires les  deux premières semaines  de sa sortie. Un chiffre impressionnant  en France dans les années 70.

Les producteurs Ilan Goldman,  Simon Istolainen et le réalisateur israélien Eytan Fox ont annoncé le film  pour le deuxième semestre de 2016.

Moshé Michaël Brand: alias Mike Brant, sa vie et sa fin (1947- 1975)

Son enfance

Moshé Michaël Brand: alias Mike Brant, sa vie et sa fin (1947- 1975) The Bridge MAG. Image "Mike Brant était complexe, incroyablement charmant et charismatique. Il avait cette qualité rare chez les stars : il était modeste et vrai. '' Eytan Fox

Moshé Michaël Brand: alias Mike Brant, sa vie et sa fin (1947- 1975) The Bridge MAG. Image
“Mike Brant était complexe, incroyablement charmant et charismatique. Il avait cette qualité rare chez les stars : il était modeste et vrai. ”
Eytan Fox

Né   Moshé Michaël Brand, le 1er Février 1947, d’origine polonaise  dans un camp de réfugiés juifs  à Chypre. La mère de Mike Brant a  survécu  à l’Auschwitz (le plus grand camp de concentration et d’extermination du Troisième Reich dans les zones polonaises annexées par l’Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale).En 1965,  Moshé Michaël change son nom de baptême en ‘Mike’   pour  lui donner une assonance plus internationale.

Ses débuts

Brant ne s’exprimait qu’en hébreux, mais chantait  pourtant couramment en anglais et en français. À 17 ans, il devient le meneur de la bande musicale de  son frère,  The chocolates . La bande  fait ses débuts dans  les salles de  fêtes, cafés et spectacles à Haïfa et Tel-Aviv,  ensuite dans des hôtels de luxe.

Brant prend ses marques professionnellement dès son arrivée  en France.

En mai 1969, il  rencontre une jeune chanteuse française, Sylvie Vartan, dans un hôtel de luxe à Téhéran, alors qu’ils s’y produisaient tous les deux. Impressionnée par son talent et son charisme, elle lui conseille vivement d’emménager à Paris.

Le 9 juillet 1969, Brant  arrive à Paris motivé et déterminé à s’imposer internationalement. Il lui a fallu dix jours pour retrouver  Vartan. Une fois ensemble,  elle le  présente au producteur français Jean Renard – le producteur qui a  fait de  Johnny Halliday une vedette -. Sous la direction de Renard, Brant change l’orthographe de son nom d’origine (Brand pour Brant) et enregistre son plus grand succès de tous les temps, ‘Laisse-moi t’aimer’. Avec plus d’un million d’exemplaires vendus, la chanson devient rapidement une énorme réussite.

En 1972, il chante “Qui saura”, qui devient numéro un des hits: Brant  dépasse Claude François en popularité.

Sa gloire  

Les concerts de Brant attiraient  d’énormes foules. Ses fans  hystériques s’évanouissaient pendants ses tournées.

En 1971, Brant est Professionnellement accompli. Il fait malheureusement un accident de la route  en Février 1971, et en sort blessé. Cette année-là, il rentre  en Israël pour y effectuer plusieurs concerts.

En 1973, il est attristé par la guerre du Kippour. Il se rend sur place pour soutenir les soldats et en est sorti dénaturé  et traumatisé.  Brant fait une première tentative de suicide le 22 novembre 1974, en se jetant du cinquième étage de l’hôtel de la Paix, à Genève.

Suicide

En dépit de sa gloire, Brant a apparemment  souffert de la dépression, la solitude et du syndrome de la  deuxième génération relative à l’Holocauste. La star était sujette aux  sautes d’’humeur. Mike Brant pouvait quelques fois  mordre la vie à  pleines dents, avant de sombrer à nouveau dans la  dépression et le désespoir.

Le 22 Novembre 1974 Mike a miraculeusement survécu à sa première tentative de suicide, après s’être  jeté  par la fenêtre de l’hôtel de son agent  à Genève.

Brant prend ses marques professionnellement dès son arrivée en France. Comme son nom d’origine le présageait déjà, Brand était devenu un brand. Il était désormais les Beatles à lui tout seul : plus de 255 concerts par an avec une audience de 60 000 à 10 000 personnes. The Bridge MAG. Image

Brant prend ses marques professionnellement dès son arrivée en France.
Comme son nom d’origine le présageait déjà, Brand était devenu un brand. Il était désormais les Beatles à lui tout seul : plus de 255 concerts par an avec une audience de 60 000 à 10 000 personnes.
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Le 25 Avril 1975, le jour où  son nouvel  album s’apprête  à être publié  en direct sur une émission de télévision, Brant met fin à ses jours en sautant de la fenêtre du sixième étage d’un appartement à Paris.

Mike Brant a été enterré à Haïfa, la plus grande ville du  nord d’Israël. Sa tombe est devenue un lieu de pèlerinage pour ses fans.

La thèse  de l’assassinat

La question qui brule les lèvres : comment un si jeune homme doué au top de sa gloire  put se donner la mort ?

Certains proches du chanteur israélien ont évoqué la  thèse de l’assassinat. Selon eux, Mike aimait bien trop la vie pour y mettre fin, la veille encore de sa chute il fourmillait de projets, par conséquent qu’il ne pouvait s’agir que d’un tragique accident.

C’est ainsi que le journaliste d’investigation Julien Balestra n’avait pas hésité   à offrir à ses lecteurs cette stupéfiante affirmation : ‘‘Mike Brant ne s’est pas suicidé… on l’a assassiné !’’

Les faits

Contre toute attente et malgré la mise en garde de ses parents, Mike change d’agent.  Rejetant les propositions de Claude Carrère et d’Eddie Barclay, Mike Brant signe son nouveau contrat  avec l’Israélien Wajntrob et tout bascule.

Selon  les confidences que Mike Brant aurait faites à Dalida et le témoignage du concierge de l’hôtel de La Paix, Hermann Mitterer, il était excédé par son nouveau producteur, Simon Wajntrob, qui ne lui offrait ni les royalties, ni la carrière internationale pour lesquelles il avait signé un contrat le 1er juin 1974.

Le témoignage d’Alain Banon, le garde du corps de la star, est saisissant : « Moi, je voyais clair dans le jeu de Wajntrob. J’étais le seul qui ne rentrais pas dans ses “magouilles” […] Mike a compris, trop tard, hélas ! Qu’il était tombé dans un piège. […] Après la signature du contrat, nous avons vu Mike perdre le contrôle de tout et s’écrouler. »

Déjà fragilisé par la guerre du Kippour, l’année précédente, le chanteur sombre davantage dans la  dépression, lorsqu’il découvre que non seulement Wajntrob ne lui paie pas ce qu’il lui doit, mais que ses comptes bancaires ont été vidés et son coffre dépouillé des objets précieux qu’il contenait ! Quelques mois plus tard, c’est son appartement de Neuilly qui est cambriolé sans trace d’effraction.

Le  24 avril, veille de sa mort, par le plus grand des hasards, Mike Brant revoit, aux studios de Boulogne, Jean Renard, le producteur qui l’a découvert. C’est la réconciliation  et Mike arrache à son ami retrouvé la promesse de venir, dès le lundi suivant, travailler avec lui sur le disque qu’il prépare.

Ce rendez-vous clé qui aurait pu  permettre à Brant de se remettre sur les rails n’aura jamais lieu. Il se donnera la mort plus tôt.

Jean Renard, lui aussi, (l’auteur de “Laisse-moi t’aimer”, l’homme qui a lancé le chanteur Mike Brant ) n’a jamais cru à ses pulsions suicidaires “Je ne crois pas à la légende du suicide !”

Il  explique comme suit :

‘‘Il ne se serait pas donné la mort, lui qui était si plein de fougue, de vie. Je ne crois pas à la théorie de la pression qui lui pesait. Mike Brant n’était pas fragile. Je lui avais appris à gérer les fans. Quelque chose que je ne connais pas s’est passé. Rendez-vous compte. Il avait rendez-vous avec moi, son père spirituel qui l’avait lancé dans le métier !

La légende du suicide est belle mais je n’y crois pas. Le Mike Brant que je connais voulait faire sa carrière avec moi. Personne d’autre ne savait qu’on avait rendez-vous à mon bureau, rue de Provence à Paris.

Les années qui ont suivi ont renforcé ma conviction. Simon Wajntrob, son producteur, qu’on retrouve dans le bois de Boulogne “suicidé” de deux balles. Et son directeur artistique, Alain Krief, poussé dans le métro. Oui, j’envisage l’assassinat pour Mike. Quelque chose avait changé dans son entourage.’’ 

Le biopic de Mike Brant controversé.

Le film est peut être Annoncé pour le deuxième semestre 2016,  mais la famille de la star a exprimé son mécontentement.  Le frère et la nièce de Mike Brant l’exprimaient au journal le Parisien en ces termes :

‘‘ Le scénario de ce projet ne répond pas à nos préoccupations de vérité et de respect […] C’est une vision déformée de la réalité, voire honteuse’’.

La carrière de Mike Brant fut malheureusement météorique. Que le biopic  du  chanteur de charme au  destin paradoxal fasse boule de neige sur écran cinéma  ou pas, il reste  présent dans le cœur de ses fans.

NOUS VOUS AIMERONS TOUJOURS MIKE. REPOSEZ EN PAIX !

L’éditrice

Rachel Tcheungna

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