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L’après Charlie… Journalistes et satiristes: la rupture. Les journalistes britanniques ont été taxés de «traîtres» par une collaboratrice de Charlie Hebdo. L’article 10 du préambule des droits de l’homme en Grande Bretagne qui consacre le droit à la liberté d’expression ne rend pas cette dernière absolue.

27 March 2015 2,020 views No Comment
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Le droit à la liberté d’expression n’est pas absolu. The Bridge MAG. Image.

Affaire « Charlie Hebdo » Quant la liberté d’expression est sélective  Cliquer le liens  suivant pour en savoir davantage.  https://amzn.to/2q3Jimv   Le droit à la liberté d’expression n’est pas absolu.  The Bridge MAG. Image.

La réticence de la majorité des  médias britanniques   à montrer la  couverture de Charlie Hebdo qui arbore une caricature du prophète Mahomet à la télévision en direct, a relancé l’épineux  débat sur la liberté d’expression et responsabilité.

La  chaîne britannique Sky News a interrompu en direct Caroline Fourest qui tentait de montrer la première page de l’hebdo  controversé. Contrariée  et confuse, elle a accusé les journalistes britanniques  en ces termes : ” je suis très, très triste” car les journalistes en Grande-Bretagne  ont ‘‘trahi l’essence même du journalisme.’’

Bill Kovach et Tom Rosentiel nous donnent l’essentiel sur les  ‘Principes du journalisme: Ce que les journalistes doivent savoir, ce que le public doit exiger’ Cliquez le lien suivant pour en savoir davantage.    https://amzn.to/2GvFYY5   

Le journalisme est un métier qui s’inscrit dans un Contexte  politique, économique et social et qui répond à des règles déontologiques. Prière de bien vouloir cliquer sur les liens ci-dessous pour en savoir davantage sur

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La critique des medias est un sujet polémique. Afin d’éviter toute confusion et amalgame,  The Bridge Magazine  a jugé  urgent  de briser le silence à ce sujet. Il existe une distinction nette entre le journalisme et la satire.

Le fondateur de l’Institut pointeur et ancien propriétaire  du journal

St. Petersburg Times notait que la différence entre journalisme et satire était énorme : il expliquait pourquoi il ne saurait  embaucher  un éditeur satiriste  en ces termes :

« Le journaliste  travaillera dur pour trancher une polémique de façon subtile. Derrière l’écrivain se trouve le satiriste, brandissant un marteau :

 de son style  obtus,  barbare et railleur,  il  détruira  toute l’approche raffinée, et pondérée   du journaliste,  incitant à une haine et une  violence sans merci. »    

Journalisme  contre Satire

Selon le dictionnaire  Larousse en ligne,  le journaliste est celui dont le métier est d’écrire, présenter  et commenter  l’actualité dans tous les domaines dans le but d’informer le public   à travers un média : presse écrite, en ligne, radio, télévision.  

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Quels sont les enjeux du débat ? Quel retour historique peut-on faire sur la tradition française de la caricature ? Quelles perspectives peut-on dégager pour l’avenir ? Cliquer le lien suivant pour en savoir davantage :

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 Le satiriste par contre  écrit, caricature, produit des œuvres et propos pour informer en utilisant comme support : la  provocation, les railleries,   l’humiliation, le dénigrement.  Le satiriste humilie, vilipende, méprise   ou critique vivement un courant de pensée, une personnalité,  ou des évènements.

Deux mois ont passé  depuis le coup de théâtre  de l’hebdomadaire satirique  français  qui  a fait onze morts, dont huit membres de la rédaction y compris  le directeur de publication, mais des  questions  restent.

Faut-il remettre en question le rôle de la satire  en société ? Faut-il réglementer et codifier  l’étendue de sa responsabilité ?

Bill Kovach et Tom Rosentiel  dans leur ouvrage  intitulé : Les principes fondamentaux du journalisme, rappellent que  le journaliste doit reconnaitre et appliquer les principes permettant d’offrir une information fiable, ponctuelle, équilibrée et exhaustive – une information qui nous permette de comprendre le monde dans lequel nous vivons et la place que nous y occupons.

Bill Kovach et Tom Rosentiel   sont  des journalistes américains qui ont participés  au

« Project for Excellence in Journalism » en 1997

La satire par contre  est un genre littéraire,  graphique  ou  scène, qui se sert des méthodes  peu fiables,  de l’exagération, des insultes  et railleries crues pour  communiquer.   (Tout y passe : les vices, les folies, les abus, le ridicule, l’humiliation).

Le journalisme diffère de la satire à plusieurs  égards.

Le journalisme  a de nombreuses limites, tandis que la satire n’en a presque pas. Le journalisme est codifié selon une déontologie professionnelle : Il fait preuve de modération, de proportionnalité   rationnelle d’éthique concernant la pratique professionnelle.

La satire par sa nature même  fait appel à la  moquerie, la raillerie, au mépris, à la provocation.  L’article 10  du préambule des droits de l’homme  en Grande Bretagne protège peut-être   les formes extrêmes, impopulaires et dangereuses d’expression. Cependant, le droit à la liberté d’expression n’est pas absolu.  La liberté  d’expression s’accompagne  de  la notion  de responsabilité et par ricochet des réactions  violentes qui peuvent  s’en suivre.

 Le journalisme a de nombreuses limites, tandis que la satire n’en a presque pas. Le journalisme est codifié selon une déontologie professionnelle : The Bridge MAG. Image.


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Les satiristes  ne sauraient  se dérober de leur responsabilité dans  la tragédie. Ce que le journalisme et la satire ont en commun, c’est qu’ils peuvent à la fois informer ou exposer un problème tel que les abus d’un pouvoir  dictatorial, d’un courant de pensée … Néanmoins, tandis que le journalisme fait usage de  subtilité et de  jugement équilibré, le satiriste utilise la caricature, l’humiliation pour ridiculiser sa cible. Ce  qui peut  provoquer de vives réactions.

Les journalistes   ne sauraient  se dérober de leur responsabilité dans  la tragédie. Les articles 4 et 8 du Code de conduite du journalisme international  sont très spécifiques à ce sujet:

  1. Le journaliste n’utilisera que des moyens équitables pour obtenir des informations, des photographies et des documents
  2. Le journaliste considérera comme fautes professionnelles lourdes ce qui suit:

* Plagiat;

* Distorsion malveillante;

* La calomnie, la médisance, la diffamation, les accusations mensongères ;

* Acceptation de  pot de vin  pour des  raisons  de  publication.

Nous espérons que la tragédie Charlie  soit perçue comme un cri d’alarme. Un point de départ  qui  permettra de  réévaluer et réglementer les différentes   méthodes  de communication.  Seul un journalisme  constructif  peut éloigner  à  jamais  carnage et bain de sang dans  un monde  ‘civilisé’.

 

 

L’éditrice

Rachel Tcheungna

 

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